Le référencement ChatGPT consiste à faire en sorte qu’un site apparaisse parmi les sources citées par ChatGPT quand il cherche sur le web, et de la même façon dans Perplexity. Les deux outils explorent le web avec leurs propres robots et affichent des liens vers les pages qu’ils utilisent dans leurs réponses.
Une partie du travail relève du contenu, mais la première condition est technique : si les robots ne peuvent pas lire la page, elle ne sera pas citée.
Ce guide s’adresse aux responsables de site et aux praticiens SEO qui veulent vérifier ces réglages un par un, puis mesurer le trafic qui en découle.
L’essentiel à retenir
- OpenAI indique qu’un site qui bloque OAI-SearchBot n’apparaît plus dans les réponses de ChatGPT search, sauf sous forme de simple lien de navigation.
- Bloquer GPTBot refuse l’entraînement des modèles, mais ne retire pas le site de la recherche de ChatGPT.
- Un changement du robots.txt est pris en compte en 24 heures environ selon OpenAI, et en 24 heures au plus selon Perplexity.
- ChatGPT ajoute le paramètre
utm_source=chatgpt.comaux liens qui mènent vers les sites, ce qui rend ce trafic visible dans un outil d’analyse.
Comment ChatGPT et Perplexity choisissent les pages qu’ils citent
Selon l’aide d’OpenAI, ChatGPT peut chercher sur le web de lui-même quand une question demande des informations récentes. Quand il passe par des fournisseurs de recherche tiers, il réécrit en général la question en une ou plusieurs requêtes ciblées, qu’il leur envoie.
OpenAI ne nomme pas ces fournisseurs, mais sa page d’aide renvoie aux politiques de confidentialité de Microsoft et de Shopify. Microsoft avait annoncé en mai 2023 que Bing devenait la recherche par défaut de ChatGPT. Être bien indexé dans Bing reste donc une précaution raisonnable, sans garantie officielle d’effet sur les citations.
Pour le classement, OpenAI se limite à dire que les résultats sont triés selon plusieurs facteurs et que le placement n’est pas garanti ; Perplexity ne décrit pas ses critères.
La logique générale du GEO, ou Generative Engine Optimization, reste la même : la page doit d’abord être trouvée, puis jugée assez claire et fiable pour être reprise.
Les robots à connaître avant de commencer
OpenAI publie la liste de ses robots dans sa documentation pour développeurs, et Perplexity fait de même. Chacun a un rôle distinct :
- OAI-SearchBot explore les pages pour la recherche de ChatGPT ;
- GPTBot collecte des contenus qui peuvent servir à entraîner les modèles ;
- ChatGPT-User visite une page quand un utilisateur le demande, et ne sert pas à décider ce qui apparaît dans la recherche ;
- PerplexityBot explore les sites pour les résultats de Perplexity, et la société précise qu’il ne sert pas à l’entraînement ;
- Perplexity-User agit à la demande d’un utilisateur, comme ChatGPT-User.
Ces réglages sont indépendants : un site peut refuser l’entraînement en bloquant GPTBot tout en restant visible dans la recherche de ChatGPT grâce à OAI-SearchBot.
Prérequis
Avant de suivre la méthode, il vous faut :
- un accès au fichier
robots.txtdu site, à la racine du domaine ; - un accès aux réglages de l’hébergeur, du CDN ou du pare-feu applicatif ;
- un accès aux journaux du serveur ;
- un compte Google Search Console et un compte Bing Webmaster Tools validés ;
- un outil d’analyse d’audience, comme Google Analytics ou Matomo.
La méthode pour être cité par ChatGPT et Perplexity
Étape 1 : autoriser les robots de recherche dans le robots.txt
Ouvrez le fichier robots.txt et vérifiez qu’aucune règle ne bloque OAI-SearchBot ou PerplexityBot, ni directement ni par une règle générale User-agent: *.
Ni OpenAI ni Perplexity ne publient de modèle de fichier. Voici un exemple écrit selon la norme RFC 9309, qui autorise la recherche et refuse l’entraînement :
User-agent: OAI-SearchBot
Allow: /
User-agent: PerplexityBot
Allow: /
User-agent: GPTBot
Disallow: /
Les deux premiers groupes laissent les robots de recherche lire tout le site, le dernier demande à GPTBot de ne rien collecter.
Selon la norme, un robot qui trouve un groupe à son nom ignore le groupe User-agent: *, et donc les règles générales du fichier.
Étape 2 : vérifier le pare-feu et le CDN
Un robots.txt ouvert ne sert à rien si le pare-feu rejette les robots. L’aide d’OpenAI demande de vérifier que l’hébergeur et le CDN laissent passer le trafic venu des adresses IP publiées pour OAI-SearchBot.
Perplexity prévient de son côté qu’un pare-feu applicatif, ou WAF, peut obliger à autoriser ses robots de façon explicite.
OpenAI publie ces plages dans un fichier JSON, openai.com/searchbot.json, et Perplexity dans le sien. Sa documentation sur les robots explique comment créer dans Cloudflare ou AWS une règle d’autorisation qui combine le nom du robot et son adresse IP.
Pour contrôler l’accès réel, cherchez OAI-SearchBot et PerplexityBot dans les journaux du serveur, en vérifiant que l’adresse IP figure dans les plages publiées. Des réponses 200 montrent que le robot lit les pages ; des erreurs 403 signalent un blocage.
Étape 3 : soigner l’indexation classique
Les moteurs de recherche restent la porte d’entrée. Soumettez le sitemap dans Google Search Console et dans Bing Webmaster Tools, et corrigez les pages exclues de l’index.
Les bases du référencement naturel s’appliquent telles quelles.
Bing accepte aussi IndexNow, un protocole qui signale aux moteurs participants une page nouvelle, modifiée ou supprimée, mais dont la liste publiée ne compte ni Google, ni OpenAI, ni Perplexity.
Pour ses AI Overviews et son AI Mode, Google précise qu’aucune exigence supplémentaire n’est nécessaire : la page doit être indexée et pouvoir s’afficher avec un extrait.
Étape 4 : écrire des pages faciles à citer
Ni OpenAI ni Perplexity ne publient de conseils de rédaction. Microsoft en donne pour ses propres réponses IA : des intertitres clairs, des tableaux, des questions et réponses, des exemples, des données sourcées et des mises à jour régulières.
Ces conseils visent Copilot et Bing, et rien n’indique qu’OpenAI ou Perplexity appliquent les mêmes critères.
Inutile en revanche de créer des fichiers spéciaux : Google écrit qu’il n’est pas nécessaire de créer de nouveaux fichiers lisibles par les machines, de fichiers texte pour l’IA ni de balisage particulier.
Aucune documentation d’OpenAI ou de Perplexity ne promet d’avantage à un fichier comme llms.txt.
Étape 5 : mesurer le trafic venu des assistants
Selon OpenAI, ChatGPT ajoute automatiquement utm_source=chatgpt.com aux liens qui mènent vers les sites. Dans Google Analytics, filtrez les sessions par source pour isoler ce trafic.
Perplexity ne documente pas de paramètre équivalent : ses visites se cherchent parmi les sites référents, sans certitude de toutes les retrouver.
Côté Google, les clics venus des AI Overviews et de l’AI Mode sont comptés dans le rapport Performance de Search Console, avec le type de recherche « Web », sans distinction. Bing Webmaster Tools propose depuis le 10 février 2026, en préversion publique, un rapport AI Performance.
Ce rapport compte les citations dans Copilot, dans les résumés de Bing et chez des partenaires non nommés. Il liste aussi les requêtes que l’IA a utilisées pour retrouver les pages citées : de quoi repérer les questions auxquelles votre site répond déjà.
Attention
Le robots.txt ne règle pas tout. OpenAI précise que ses règles peuvent ne pas s’appliquer à ChatGPT-User, et Perplexity écrit que Perplexity-User les ignore en général. Pour qu’une page bloquée n’apparaisse pas du tout, même comme simple lien dans ChatGPT Atlas, OpenAI recommande une balise noindex, que le robot doit pouvoir lire.
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Les limites du référencement ChatGPT
Ces réglages rendent un site éligible, ils ne le font pas citer. Toute promesse de position garantie dans ChatGPT relève donc de l’hypothèse.
La mesure reste aussi partielle. Une réponse peut citer une marque sans générer de clic, et Search Console mélange les clics des AI Overviews avec ceux de la recherche classique.
Mieux vaut suivre une liste de questions clés de votre secteur et noter, chaque mois, quelles sources apparaissent.
La documentation des robots évolue aussi. OpenAI prévient que leur numéro de version peut changer, et Perplexity conseille d’automatiser la mise à jour des règles du pare-feu à partir de ses listes d’adresses IP.
Un contrôle trimestriel évite une exclusion silencieuse.
Cette méthode convient d’abord aux sites éditoriaux, aux blogs d’entreprise et aux sites de services qui répondent à des questions précises. Elle ne remplace pas un bon référencement classique, dont elle dépend largement, mais elle évite de perdre des citations pour une simple règle de pare-feu.


